Une nouvelle technique dans l'achat : l'approche "Risk to Value"

publié le 27 juin 2017 à 06:40 par Ludovic Myhié   [ mis à jour le·27 juin 2017 à 23:38 par Ludovic Myhie ]
Les techniques applicables dans le domaine des achats évoluent peu et ont, pour l'essentiel, été stabilisées entre les années 90 et 2000. S'il ne fait aucun doute que nombre d'entre elles sont applicables aux achats publics (analyse de la valeur, design to cost, segmentation, TCO...) et aux achats modernes, certaines opérations d'achat d'ampleur ne sauraient être "challengées" via une vision classique de l'achat. 

Les risques de conception, de passation ou d'exécution de ces marchés doivent, de par leur impact, être pensés au niveau de la stratégie afin d'en assurer la meilleure couverture. Une nouvelle approche mérite d'être retenue en complément de l'approche technique réalisée par les maîtrises d'oeuvre.

En effet, l'analyse de risques d'un grand projet est initiée en phase études et le plus souvent close en phase AVP ; les risques identifiés en amont sont couverts de part les choix techniques, technologiques ou de procédés... exceptionnellement en AMDEC... pensés par la maîtrise d'oeuvre au stade de la conception afin d'en réduire la probabilité ou la gravité.

Il n'en demeure pas moins que l'essentiel des marchés relatifs à des grands projets sont publiés avec un niveau de risques "résiduels" (c'est à dire non éteints par la conception ou tout simplement non identifiés) important ; se traduisant soit par des provisions des entrepreneurs ou des industriels, soit par un transfert de charge sur la MOA en exécution mais aussi par des réclamations évidentes et des process de validation mal ficelés ou à risque.

Prenons l'exemple d'EPR : la détection d'anomalies dans la composition du couvercle et du fond de la cuve devait-elle se faire une fois celle-ci posée ou était-il préférable d'identifier ce risque de non conformité et de mettre intégralement sous contrôle le process de fabrication ? Quels plans d'action sont contractuellement prévus ?

Ne croyons pas que 100% des spécifications dans nos marchés seront respectées, ni même que que coût d'attribution sera systématiquement égal au coût final des grands projets. Partageons le fait que les contrats ne sont pas pensés dans un objectif de maîtrise du coût d'accostage final ; il en est de même pour les procédures de passation.

L'approche "Risk to Value" développée par la société Pyxis-Support est la seule à permettre à un donneur d'ordre de maîtriser ses risques résiduels et de penser le contrat sous cet angle.




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